Les Ogres de Barback ne font rien comme tout le monde ! La preuve ? Au temps des tablettes et du mp3,? ils viennent de sortir leur dernier album "Comment je suis devenu voyageur"...en vinyl !
2011年12月15日星期四
Quand foot et musique classique font fauteuil commun à Lyon
Eh bien oui il existe des sportifs mélomanes et des mélomanes sportifs.
Pour preuve le succès rencontré par l'idée de faire se rapprocher deux publics a priori bien différents.
En 8 ans plus de 10 000 spectateurs ont go?té aux plaisirs du stade et de la salle de concert. Des spectateurs qui "jouent le jeu"; ainsi les couples qui achètent cette formule en profitent pour faire découvrir à l'autre un univers qu'il ne connait pas forcément.
L'ONL et l'OL? proposent deux formules :
Un Pass "Fauteuil & Tribune" qui permet pour 20 euros d'assister à un concert parmi une sélection de 9 concerts et à un match au stade de Gerland parmi un choix de 8 rencontres.
Un Pass Famille qui permet à un adulte et à un enfant de moins de 12 ans d'assister à un concert + un match.
C'est là que les puristes commenceront à s'interroger sur l'équité de la qualité des spectacles proposés.
En effet un match Lyon-Dijon peut-il rivaliser avec la 4e symphonie de Brahms dirigée par Christian Zacharias ?
Mais si vous aimez Louise Brooks vous pourrez la voir dans le sublime muet "Prix de beauté" mis en musique par l'ONL dirigé par Thimothy Brock après avoir vu Lyon Lille (un match au sommet).
Et puis, grace au Pass Famille les enfants peuvent profiter des mercredis musicaux de l'ONL et découvrir Saint-Sa?ns ou "Pierre et le Loup" de Prokofiev après avoir soutenu leur équipe fétiche contre Caen, Sochaux ou Auxerre.?
Quand on sait que cette idée a été reprise par le voisin stéphanois ennemi ancestral dans les enceintes sportives, on se dit que ce concept doit avoir du bon.
Amy Winehouse, des images "live" inédites
C'était il y a (seulement) cinq ans, en Irlande. Amy Winehouse avait 23 ans et commen?ait tout juste à se faire remarquer. Deux mois après la sortie de son second album "Back To Black", elle se produisait au festival "Other Voices", une manifestation singulière, dans un lieu hors du temps, Dingle. En l'église Saint James, devant 70 personnes (!) elle livrait selon les témoins une de ses plus belles prestations.
Ce qui rend ce concert vraiment particulier tient à un accident : son batteur n'ayant pu jouer ce soir là, la Londonienne n'était entourée que de deux guitaristes. "Sans un batteur, il n'y a nulle part où se cacher. Elle n'avait simplement qu'à chanter", souligne dans le Guardian le réalisateur du documentaire, Anthony Wall.
"Love is Losing Game" live à "Other Voices" en 2006
Toujours selon le Guardian, le film montre six chansons live et s'appuie également sur un long entretien que la chanteuse avait donné ce soir-là au présentateur du festival, John Kelly, après avoir englouti une assiette d'hu?tres. Une interview qui montre une Amy Winehouse nature, directe et sans langue de bois (allez voir l'extrait proposé sur le site du Guardian).
Une Amy pleine d'humour (l'auto-dérision est son fort) chantant les louanges de son petit ami "si talentueux", du gospel et de la soul music dans laquelle elle avouait s'être plongée avec retard, après des années à écouter du jazz et du hip-hop.
Ce documentaire, programmé pour une diffusion au début 2012 par la BBC2, entend rendre hommage à son talent. Son réalisateur espère qu'il fera office d'"antidote" à la curiosité malsaine et au torrent de boue médiatique des derniers mois qui ont précédé sa mort. Comment ne pas applaudir ?
"Tears Dry On Their Own" Live à Other Voices en 2006
50 Cent : nouveau clip et mixtape en ligne
Baptisé "Big 10", ce nouvel album qui ne dit pas son nom marque les 10 ans de ses débuts en fanfare avec la mythique mixtape "50 Cent is the Future" repérée alors par un certain Eminem.
Comme il l'avait promis une semaine plus t?t sur son compte Twitter, le poids lourd du rap US propose "Big 10" au téléchargement gratuit depuis vendredi soir (9 décembre) sur sa page Facebook.
Dimanche soir, il a mis en ligne le premier clip de la série. Il illustre la chanson "Queens NY", avec sa nouvelle protégée, la rappeuse Paris.
2011年12月14日星期三
Quand foot et musique classique font fauteuil commun à Lyon
Eh bien oui il existe des sportifs mélomanes et des mélomanes sportifs.
Pour preuve le succès rencontré par l'idée de faire se rapprocher deux publics a priori bien différents.
En 8 ans plus de 10 000 spectateurs ont go?té aux plaisirs du stade et de la salle de concert. Des spectateurs qui "jouent le jeu"; ainsi les couples qui achètent cette formule en profitent pour faire découvrir à l'autre un univers qu'il ne connait pas forcément.
L'ONL et l'OL? proposent deux formules :
Un Pass "Fauteuil & Tribune" qui permet pour 20 euros d'assister à un concert parmi une sélection de 9 concerts et à un match au stade de Gerland parmi un choix de 8 rencontres.
Un Pass Famille qui permet à un adulte et à un enfant de moins de 12 ans d'assister à un concert + un match.
C'est là que les puristes commenceront à s'interroger sur l'équité de la qualité des spectacles proposés.
En effet un match Lyon-Dijon peut-il rivaliser avec la 4e symphonie de Brahms dirigée par Christian Zacharias ?
Mais si vous aimez Louise Brooks vous pourrez la voir dans le sublime muet "Prix de beauté" mis en musique par l'ONL dirigé par Thimothy Brock après avoir vu Lyon Lille (un match au sommet).
Et puis, grace au Pass Famille les enfants peuvent profiter des mercredis musicaux de l'ONL et découvrir Saint-Sa?ns ou "Pierre et le Loup" de Prokofiev après avoir soutenu leur équipe fétiche contre Caen, Sochaux ou Auxerre.?
Quand on sait que cette idée a été reprise par le voisin stéphanois ennemi ancestral dans les enceintes sportives, on se dit que ce concept doit avoir du bon.
Outrage : la tournée live des 15 ans.
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La pochette de "Ryzhom"? OutrageOutrage : la tournée live des 15 ans.Par L.B.?Publié le 13/12/2011 à 15H33, mis à jour le 13/12/2011 à 17H03Partager sur TumblrA l’occasion de ses 15 ans d’existence, le groupe manceau Outrage sillonne la France pour une tournée reprenant des morceaux phares de son répertoire et des chansons de son nouvel album ? Ryzhom ? sorti le 7 novembre . La réputation de ce groupe punk formé de 5 musiciens a largement dépassé les frontières.En 15 ans Outrage s'est produit sur plusieurs scènes d'Europe.?



En savoir plus : Musique Rock, électro, rap Les + lus "Choeurs", le nouvel album de Bertrand Cantat11 040 Amy Winehouse, des images "live" inédites1 120 Adele, la reine musicale de l'année : Stop ou Encore ?758 Pierre Perret gagne son procès contre le journaliste Bernard Morlino536 La fille de Michael Jackson fait ses débuts au cinéma442nous suivres'abonner à la newsletter Droits de reproduction et de diffusion réservés ? 2011 France TélévisionsAccédez aux archives : culture.france2.frMentions légalesNous contacter PluzzLa 1èreFrance 2France 3France 4France 5France ?France TVODFrance TélévisionsPierre Perret gagne son procès contre le journaliste Bernard Morlino
Ecrivain et chroniqueur littéraire, notamment à "Lire" et dans le "Figaro littéraire", Bernard Morlino avait écrit sur son blog, le 8 février 2009, que ? Pierre Perret n’a toujours pas prouvé son amitié avec Paul Léautaud ?. Il le traitait aussi de ?con ? et de ? gougnafier ?.
"Tout de suite, j'ai retiré ces articles de mon plein gré", avait plaidé le journaliste lors de l'audience du 13 octobre. Il s’était étonné que le chanteur ait quand même décidé de porter plainte.
Une enquête "inexistante", selon le tribunal
Dans son jugement, le tribunal a estimaient bien diffamatoires les propos selon lesquels Pierre Perret aurait inventé une relation avec Paul Léautaud, ainsi que les accusations de plagiat. Il a considéré que l'enquête du journaliste était "inexistante et ne présent(ait) aucune fiabilité".
La 17e chambre a donc condamné Bernard Morlino à une amende de 1000? euros avec sursis. Il devra en outre verser 2000 euros de dommages et intérêts à Pierre Perret et 2000 euros au titre des frais d'avocat.
Pierre Perret a aussi attaqué en justice le "Nouvel Observateur", qui le premier l'avait accusé de mentir sur sa rencontre dans les années 1950 avec Paul Léautaud (1872-1956). Le 13 mai 2011, le chanteur a gagné son procès contre l’hebdomadaire, même si le tribunal correctionnel de Paris a reconnu qu'il existait des "invraisemblances" dans le récit que fait Pierre Perret de ses visites à Léautaud.
Faust sur écran géant en direct du Metropolitan de New-York
Le Faust de Gounod est l'oeuvre qui marqua l'ouverture inaugurale du Met en 1883 à New York. Cette nouvelle production de Des McAnuff replace l'histoire dans la première moitié du XXe siècle.
?Jonas Kaufmann reprend le r?le-titre. à ses c?tés Marina Poplavskava (Marguerite), Michèle Losier (Siébel), Russell Braun(Valentin) et René Pape (Méphistophélès) font de cette nouvelle production une pièce incontournable.
Jonas Kaufmann (Faust) et René Pape (Mephistopheles) dans le prologue de Faust de Charles Gounod.
Informations complémentaires sur le site de Pathé-Gaumont
Tarif normal : 28,00 € pour 1 séance
David Guetta : dédicace exceptionnelle sur les Champs-Elysées
David Guetta : une dédicace exceptionnelle mercredi 14 décembre sur les Champs-Elysées à Paris? JD3/WENN.COM/SIPAPar Laurence Houot-Remy? Publié le 13/12/2011 à 11H30, mis à jour le 13/12/2011 à 13H29 Par la même occasion, les 20 dernières places du concert de David Guetta à Paris Bercy le 8 avril 201, seront mises en vente à partir de 18h, à l'issue de la dédicace.
"Nothing but the Beat", le cinquième album studio du meilleur Dj du monde (classement Dj Mag 2011), fait l'objet d'une réédition sous forme d'un coffret collector 3 cds.
Déjà double disque de platine en France, il fera une tournée inédite dans les plus grandes salles de France l'année prochaine, dont 2 Bercy déjà complets.
Aux Etats-Unis, alors que son dernier single ? Without You ? y a été numéro 1, David Guetta vient tout juste de recevoir 2 nominations aux Grammy Awards dans les catégories "meilleur album électronique" et? "meilleur titre électronique avec Sunshine".
La fille de Michael Jackson fait ses débuts au cinéma
Paris jouera le r?le de Lundon's Bridge, l'héro?ne du film tiré d'un livre pour adolescents de Dennis H. Christen, premier chapitre d'une saga en cinq épisodes. Le tournage de ce premier opus débutera en janvier.
Paris Jackson devrait fournir plus de détails sur le film lors du programme télévisé de l'actrice et humoriste Ellen De Generes, a ajouté le site.
Le livre raconte l'histoire d'une jeune fille qui, enlevée par la Reine Méduse, réussit à faire cesser la guerre entre la mer et la terre grace à la force de son amour.
Selon le site web de C-IT Entertainment Group, qui détient la franchise des livres et du film, 50% des gains du film seront donnés à des écoles des? Etats-Unis.
Michael Jackson a succombé le 25 juin 2009 à une "grave intoxication" au propofol, puissant sédatif utilisé en milieu hospitalier qu'il consommait à domicile comme somnifère, avec la complicité du Dr Conrad Murray. Reconnu coupable d'homicide involontaire, ce dernier a été condamné fin novembre à la peine maximale, soit 4 ans de prison.
2011年12月11日星期日
Musique - Pitchfork lance son festival � Paris
L'affiche du premier Pitchfork Festival parisien, les 28 et 29 octobre 2011.
L'exigeant site de musique américain Pitchfork a choisi Paris pour implanter son 2e festival après celui de ChicagoProgrammée à la Grande Halle de la Villette vendredi et samedi, la manifestation, qui réunit une majorité de jeunes groupes?et quelques pointures comme Aphex Twin, Bon Iver et Cut Copy, affiche complet depuis la mi-septembre.Le fondateur du site, Ryan Schreiber, nous raconte comment cet évènement a germé dans sa tête.
Tombée au début de l’été, la nouvelle d’un Pitchfork festival à Paris a été saluée par des cris de joie chez tous les siphonnés de musique pointue d'ici. Et ce alors que chacun ignorait encore tout de la programmation.
Véritable bible en ligne pour mélomanes 2.0, Pitchfork est en effet suivi les yeux fermés par ses fans, amateurs aux idées larges (de la folk barrée au rock indé, en passant par l’électronique et le hip-hop) mais au degré d’exigence élevé.
Une affiche con?ue pour le public parisien
Ryan Schreiber, fondateur de Pitchfork,?ne compte pas les décevoir ."Nous avons composé une affiche spéciale pour Paris", explique-t-il.
"Nous voulions faire quelque chose d’unique, quelque chose qui nous inspire et qui inspirerait les Fran?ais. Le programme est un mélange de tout ce que nous aimons actuellement, aussi divers que possible. N’y manque que la touche hip-hop, car les artistes que nous voulions n’étaient pas disponibles. Le samedi, l’affiche reflète surtout les go?ts de Bon Iver puisque les groupes ont été choisis par ses soins, excepté Jens Lekman."
"La scène musicale parisienne m'a rappelé celle de Brooklyn"
Alors que le festival Pitchfork de Chicago, où le site a démarré il y a quinze ans, est une affaire qui roule depuis 2005, qu’est-ce qui a poussé son fondateur à créer une nouvelle manifestation sur le Vieux Continent ?
"J’ai visité Paris pour la première fois il y a cinq ans, et bien s?r j’ai été frappé par la beauté de la ville,?mais aussi par la scène musicale qui m’est apparue très cool", se souvient-il.
"La première salle de concert où je suis allée a été le Point Ephémère. J’y ai per?u un sens de la communauté entre artistes, qui m’a rappelé celle de Brooklyn (New York), où bouillonne le même genre de scène indépendante et DIY (Do It Yourself)."
"Mon idée est née aussi du fait que comme New York ou Chicago, Paris est une ville exigeante. Le public ne s’y laisse pas facilement impressionner. Un autre élément déterminant a été le fait que les Fran?ais constituent le plus gros des visiteurs étrangers du site Pitchfork hors pays anglophones."
Ce festival pourrait-il préfigurer la création d'un site Pitchfork en langue fran?aise ?
"Ce n’est pas à l’ordre du jour mais je me pencherai sans doute sur cette idée l’an prochain. Ca pourrait être intéressant.", reconna?t Ryan Schreiber.
"Je réfléchis aussi au moyen de mettre en valeur les scènes locales indépendantes autour du monde. Il n’y a rien de concret encore, mais les deux options sont dans l’air." La France n’a qu’à bien se tenir: après avoir mis un pied dans la porte, on serait surpris que Pitchfork ne force pas son avantage.
Au menu du Festival Pitchfork
Grande Halle de la Villette
28 octobre (16h - 5h)
Aphex Twin, Wild Beasts, Washed Out, Real Estate, Iceage, Mondkopf...
Club: Four Tet, Erol Alkan, Pantha du Prince, Cut Copy
29 octobre (14h - 22h)
Bon Iver, Jens Lekman, Kathleen Edwards, Stornoway, The Rosebuds
Lire?aussi:
>>?Notre entretien plus complet avec le fondateur de Pitchfork
>>?La magie Bon Iver confirmée au second album
cliquez iciRock - Lou Reed et Metallica: c'�tait pour rire !
Lou Reed entouré de Metallica. 2011.
? Anton Corbijn - WB Il faut se rendre à l'évidence, l'album commun des metalleux et du mythe du Velvet Underground n'avait qu'un objectifQuand la?nouvelle d'un mariage de Metallica et Lou Reed a été annoncée cet été, l'incrédulité a d'abord dominé. Les attaques, parfois violentes,?ont ensuite fusé dans les deux camps.?
Puis?certains ont voulu croire que cet attelage improbable allait finalement produire un album acceptable...
En fait, personne n'avait vu venir le coup: en ces temps de crise, Lou Reed et Metallica n'avaient pas d'autre projet que de nous dérider. Démonstration en 10 rounds.
Round 1 : Dès le mois de juin, la première fanfaronnade de?Lou Reed? à?Vulture?en dit long: "La musique que j'ai composé avec Metallica pour "Lulu" est extrêmement inspirante. C'est peut-être la meilleure chose qui ait été jamais faite par quiconque. Cela pourrait créer un nouveau système planétaire. Je ne plaisante pas, et je ne suis pas égocentrique". Morts de rire.
Round 2?: Au mois d'ao?t, alors que le buzz monte, on en apprend une bonne : Lou Reed a réussi à faire chialer deux durs à cuir de Metallica ! C'est Kirk Hammet qui le raconte dans?Contact Music. La scène se passe en studio, lors de l'enregistrement du titre "Junior Dad". Les paroles de la chanson remuent des choses chez Hammet. "Je venais juste de perdre mon père, trois ou quatre semaines plus t?t. J'ai d? quitter précipitamment le studio et je me suis retrouvé dans la cuisine en train de sangloter", se souvient-il. Il est bient?t rejoint par Hetfield dont le père a abandonné sa famille lorsqu'il était encore ado. "James est arrivé dans la cuisine dans le même état. Il sanglotait lui aussi. C'était dément". Interdit de ricaner.
Round 3?: En septembre, des extraits de morceaux commencent à filtrer. Pas franchement prometteurs.? Un magma épique, chaotique et inaudible où ?a braille et défouraille à tout va. La voix de Lou Reed que l'on a tant aimée n'y change rien. Et la stupeur gagne en découvrant que la majorité des morceaux de "Lulu" sont longs de 8 à 11 minutes. Le record ?? 19 minutes et des brouettes pour "Junior Dad", pourtant le seul morceau qu'on sauvera du massacre.
Round 4?: Le fou rire gagne lorsque la chanson "The View" est dévoilée dans son intégralité fin septembre. Les rugissement d'Hetfield sont une véritable catastrophe. On atteint l'acmé du rire quand il hurle sans aucune retenue ni aucune raison "I am the Tablet !" (Je suis la Tablette!). Alerte, il s'est pris pour un iPad !
Round 5: Hélas, il faut que Lou Reed se ridiculise lui aussi. On ne peut se retenir de glousser lorsqu'il scande, à 70 ans sonnés: "The hair on your shoulders/The smell of your armpit/The taste of your vulva and everything on it" (sur "Dragons"). (Les cheveux sur tes épaules/L'odeur de tes aisselles/Le go?t de ta vulve et tout ce qu'il y a dessus"). Et sur "Little Dog" : "Ecoute-le aboyer/Ecoute-le appeler/Petit chien n'a pas grand chose/Un corps chétif et une minuscule bite/Un petit chien peut vous rendre malade". Lou Reed aussi, apparemment.
Round 6?: Dans un entretien à une radio argentine, cité par?Spin? ?à la mi-octobre, James Hetfield assure que Metallica et Lou Reed "adoreraient" monter sur scène pour défendre "Lulu". " Certains prient depuis pour que cela n'arrive jamais. Mais ils iront sans doute jeter un oeil sur la prestation télévisée attendue le 8 novembre au?Jool's Holland show?de la BBC. Et?sur le?premier clip vidéo que prépare Darren Aronofsky ("Black Swan", "The Wrestler") pour "Iced Honey" attendu en fin de mois. Pour se poiler, bien s?r.
Round 7?: Vous l'avez compris, cet album sorti le jour d'Halloween est une aubaine pour dérider les lecteurs. Aux USA, la presse ose qualifier le disque de "repoussant" quand il ne s'agit pas d'un mixe de "schizophrénie et de migraine, en moins mélodique". Dans le??NME, Alice Cooper compare cet attelage à une greffe entre Iggy Pop et Abba. "Les paroles de Lou Reed sont aussi noires qu'on peut l'être et Metallica est ce gigantesque groupe de Metal stéro?dé. Comment ?a peut coller?", se demande-t-il. On se gondole.
Round 8?: Face à la controverse, le batteur de Metallica,? Lars Ulrich, souligne bien qu'il ne s'agit en aucun cas d'un nouvel album de Metallica mais d'un simple "challenge". Dans un entretien le 1er novembre à?USA Today, il?défend ce "disque fantastique" et minimise la déception des fans. "En 1984, quand les fans hardcore de Metallica ont entendu des guitares acoustiques dans "Fade to Black", il y a eu une fission nucléaire dans la communauté heavy-metal. Il y en a eu beaucoup d'autres depuis". Quel boute-en-train ce Lars !
Round 9 : Dans le même entretien,? Lou Reed?affirme que les fans de Metallica "menacent de le tuer" et joue le dingo perdu pour la science. "Personne ne veut "Lulu Part 2", mais sur Radio Lou, dans ma tête, là où j'entends ces chansons, j'en veux encore". Puis il lache, blasé. "Je n'ai plus de fans. Après "Metal Machine Music" (album de 1975), ils se sont envolés. Qui s'en soucie ? Je suis essentiellement dans ce projet pour le fun". Vous voyez ? Le FUN, il a dit. Que vous faut-il encore comme preuve ?
Round 10?: "Lulu" est à l'écoute en streaming sur?ce site dédié. Vous comprendrez.
2011年12月10日星期六
Musique - Entretien avec le fondateur de Pitchfork
Comment expliquez-vous le succès de votre site et sa durée dans le temps ?
Ryan Schreiber : Je crois que le succès de Pitchfork tient au fait que nous avons apporté une perspective unique et radicalement différente sur la musique comparé aux autres publications. Je suis arrivé à un moment où il y avait des canons très établis de musique rock qui ne faisaient aucune place à de nombreux styles de musique que j’aimais et en particulier aux groupes indépendants. Depuis, nous avons eu le souci constant de nous améliorer et de proposer un prisme de plus en plus large sur les genres de musiques que nous couvrons.
Il y a cinq ans, tu disais que ton objectif était de ? faire conna?tre des groupes qui prennent des risques ?. C’est encore le cas ?
Oui, absolument. Mon but est toujours de présenter des groupes qui défient les conventions et qui poussent la musique dans de nouveaux territoires. C’est le point commun de tout le staff.
Comment faites-vous pour rester indépendants ?
Nous avons eu beaucoup de propositions de la part d’investisseurs ces dernières années mais j’ai décliné à chaque fois. Le problème des investisseurs est que l’argent est leur principale motivation : ils attendent de faire un retour sur investissement. Je n’ai rien contre le fait d’être rentable, c’est important. Mais cette mentalité est incompatible avec notre fa?on de travailler car elle conduit forcément à prendre des décisions pour de mauvaises raisons.
De quoi vit Pitchfork aujourd’hui ?
Il vit à 90% de la publicité. Le reste vient du festival (de Chicago) et d’autres petites choses.
Combien de personnes travaillent aujourd’hui pour le site ?
Nous avons 24-25 permanents entre les deux bureaux de Chicago et de New York et une soixantaine de contributeurs free-lance.
Pitchfork a été donné un temps comme?"le nouveau Rolling Stone". Aujourd’hui, ne craignez-vous pas de vous faire dépasser par de jeunes sites ou par de nouveaux usages sur le web?
Je crois que la plupart des fans de musique ont différentes sources. Pour certains, Pitchfork est la principale source d’information, et pour d’autres c’est une bonne source d’informations parmi d’autres. Cette abondance de sites me para?t très saine car elle permet différentes approches de la découverte musicale.
Cela dit,? je note qu’il y a très peu de critique musicale sur le web. Beaucoup de blogs ou de sites se contentent d’être constamment positifs. La critique journalistique nous permet de couvrir la musique d’une fa?on plus détaillée et complète, et permet au lecteur de se faire une idée plus juste, plus distancée que celle des fans obsessionnels.
Vous qui êtes aux avant-postes musicalement, que sentez-vous venir prochainement ?
Personnellement je me sens de plus en plus attiré par de la musique un peu plus féroce, un peu plus politique, comme Fugazi et The Replacements, que j’aimais plus jeune. Il me semble que le temps est venu pour des groupes plus engagés, plus impliqués. Le public a soif de formations qui ont quelque chose à dire et qui ne se limitent pas à du pur divertissement. Cela est valable pour tous les genres.
En indie rock, un groupe comme Wu Lyf est extrêmement politique dans ses paroles. Même s’il est parfois difficile à comprendre,? il exprime le point de vue de personnes ayant grandi dans un environnement sans espoir dont le gouvernement se fout totalement. Il y a de l’agitation politique dans l’air et je crois que les gens du monde entier se retrouvent là-dedans.
Lire aussi:
>>?Pitchfork lance son festival à Paris
Festival - chanson - pop - Nuits de Champagne: Jean-Louis Aubert � l'honneur
Publié le 24/10/2011 | 21:32Par Annie YANBEKIAN ?
Jean-Louis Aubert
? Barbara d'Alessandri Il est l'invité d'une semaine musicale qui fait la part belle au chant choral amateur, jusqu'au 29 octobre à TroyesChaque année depuis 1993, le festival troyen célèbre une personnalité de la chanson ou de la pop fran?aise. Après Louis Chedid en 2010 et Eddy Mitchell en 2009, place à Jean-Louis Aubert pour l'édition 2011.
Le point d’orgue du festival?sera un concert associant l’ancien chanteur de Téléphone à quelque 800 choristes qui reprennent ses chansons…
Jean-Louis Aubert a déjà participé à Nuits de Champagne. C’était en 2006. Il était venu chanter à Troyes à la demande des deux invités vedettes, Michel Delpech et Bénabar. Le rocker s’était dit touché par l’implication du public et l’enthousiasme des chanteurs amateurs qui s’étaient inscrits aux deux ateliers de préparation du festival, dont l’un sert à répéter pour le ?Grand Choral?, le ch?ur géant qui cl?t en apothéose les Nuits de Champagne.
Cinq ans plus tard, le voici à son tour à l’honneur d’une édition intitulée ?Comme un accord?, en clin d’?il à l’un de ses albums, sorti en 2001. Jean-Louis Aubert, qui a sorti en juillet un nouveau disque, "Roc'Eclair" (Virgin Music),?se produit le 25 octobre au Cube de Troyes, et les 28 et 29 octobre à la Salle Argence avec les 800 choristes du ?Grand Choral?.
Comme ses prédécesseurs, le chanteur a participé à la programmation du festival. Parmi les artistes invités à cette édition 2011, figurent Rapha?l (que ?JLA? a contribué à lancer en 2003 avec le duo ?Sur la route?) et Bernard Lavilliers (ils se partageront la scène du Cube le 26 octobre), le rocker bluesman Paul Personne (au Théatre de Champagne le 26), Renan Luce, Alexis HK et Beno?t Dorémus dans un trio de trentenaires (au même endroit le 27), Catherine Ringer et Abd Al Malik (Salle Argence le 26).
De prestigieux invités world music ont déclaré forfait : la Capverdienne Cesaria Evora a mis fin à sa carrière pour raisons de santé, alors que le tandem malien Amadou et Mariam a invoqué un problème d’agenda. Pour les remplacer, les organisateurs ont invité le reggaeman Pierpoljak (au Théatre de Champagne le 28 octobre) et programmé une soirée nigérienne, soul et afrojazz, avec la jeune chanteuse Asa (révélée par la chanson ?Jailer? en 2007) et le musicien Femi Kuti, le fils de Fela (le 27 octobre au Cube). Enfin, nouveauté à Troyes, dans le cadre d’un festival ?off off off?, Troyes accueille?14 concerts gratuits dans les bars du centre-ville.

Maud Galichet, chef du Choeur de l'Aube, encourage les chanteurs amateurs?lors des Nuits de Champagne 2010 ? Gérard Monico
Un festival de choristes
Mais les principaux protagonistes du festival aubois, ce sont les chanteurs amateurs. Pour le concert d’ouverture ?L’Aube à l’unisson?, le dimanche 23 octobre à 17h30 à la Salle Argence, quelque 950 élèves de 25 collèges du département ont préparé des chansons de?Jean-Louis Aubert avec le Ch?ur de l’Aube. Les organisateurs ont enregistré un record d’inscriptions pour cet événement.
Enfin, les 28 et 29 octobre, pour les concerts de cl?ture du ?Grand Choral?, pas moins de 800 chanteurs amateurs interprèteront en polyphonie, en présence de l’intéressé, des chansons de l’ancien chanteur de Téléphone. Durant toute la semaine, ces centaines de passionnés auront répété intensivement, sous l’égide de six chefs de ch?urs, une vingtaine de titres. Reste à savoir qui, du ch?ur ou de l’invité d’honneur du festival 2011, sera le plus intimidé…
Voir aussi:
>>?Le site officiel des Nuits de Champagne?(23-29 octobre)
>>?Le site officiel de Jean-Louis Aubert
Jazz - saxophone - Pierrick P�dron pr�sente son album ovni � Paris
Publié le 03/11/2011 | 18:52Par Annie YANBEKIAN ?
Pierrick Pédron et sa "cheerleader"
? ACT / Elise Dutartre Le saxophoniste breton célèbre la sortie du flamboyant "Cheerleaders" trois soirs de suite au Sunset, de jeudi à samediDepuis 2001, Pierrick Pédron a?enregistré cinq albums en tant que soliste leader,?et s'est forgé?une réputation de musicien?brillant et?créatif,?de plus en plus?friand?de fusion?des styles et d'explorations sonores.
Dans son?CD "Cheerleaders", il convoque ses influences rock, Pink Floyd en tête, au service d'un projet aussi original?qu'onirique.
Pierrick Pédron,?inclassable saxophoniste alto né en 1969,?a beaucoup joué dans des orchestres de bal dans sa jeunesse dans les C?tes-d'Armor. Une bonne fa?on de mettre en pratique les enseignements dispensés au CIM, l'école de jazz parisienne où il s'est formé, trois ans durant, à partir de 1988.
Les souvenirs de ces orchestres et des fêtes de son?village natal, à Hillion, non loin de Saint-Brieuc, lui?ont?inspiré le thème de base?autour duquel allait s'articuler "Cheerleaders" :?celui d'une fanfare.
Un fil conducteur :?une majorette rêveuse
Dans un premier temps, Pierrick Pédron a concocté des musiques inspirées directement des formations municipales, qu'il a fait enregistrer par un solide orchestre.?Il a également?écrit des?pièces plus jazzy et rock.?Toutefois, il ne signe pas toutes les compositions de "Cheerleaders". Il a revisité à sa manière le thème de la série "Colombo",?signé Henry Mancini. Certains de ses complices musiciens?ont?aussi apporté des morceaux.
Dans un deuxième temps,?lors des sessions d'enregistrement à Bruxelles en ao?t 2010,?son producteur, Ludovic Bource, a suggéré d'intercaler les extraits de fanfare entre les morceaux jazz, tels des interludes qui relieraient l'ensemble du futur disque. Il ne manquait qu'un fil conducteur à cet encha?nement. La majorette, la cheerleader, associée à l'imagerie de la fanfare, s'est imposée comme une évidence.

Pierrick Pédron et l'héro?ne de son concept album n'apparaissent pas sur la pochette du CD (seulement à l'intérieur), le label allemand ACT ayant pour règle d'imposer son propre design ( ? ACT / Elise Dutartre)
Au final,?Pierrick Pédron a réalisé un authentique concept album qui?nous transporte dans les rêveries -et les cauchemars- de la jeune héro?ne, évoquées au travers de neuf tableaux, neuf morceaux.?Accueilli par?une critique enthousiaste, ce disque?sophistiqué,?où alternent ambiances?éthérées et envolées lyriques,?sonne parfois comme un écho à?l'age d'or?du rock progressif, celui de Pink Floyd (dont le saxophoniste est un grand fan), voire du vieux Genesis -époque Peter Gabriel.
Avec "Cheerleaders", Pédron, ex-fan des seventies, confirme une orientation amorcée?il y a deux ans?avec son album précédent, "Omry"*.?Mais il ne renie en rien ses influences, Charlie Parker en tête, qu'il garde en lui comme une flamme sacrée. Il s'en affranchit avec respect et revendique sa liberté. En s'éloignant des?sillons?traditionnels du jazz,?le saxophoniste contribue à?lui élargir les horizons. Et à l'ancrer un peu plus dans le XXIe siècle.
* "Omry" , label Plus loin Musique (2009)
Rencontre avec Pierrick PédronQuelques confidences de Pierrick Pédron, un?homme?très accessible et chaleureux, lors d'un entretien?réalisé le 2 novembre dans un grand café de la place de l'Opéra, à Paris, à la veille de la création sur scène de l'album "Cheerleaders"...
Outre une?aventure musicale ambitieuse, votre album représente aussi une belle histoire humaine. Vous avez pu le réaliser grace à l'aide de deux fans inconditionnels...
Oui, il s'agit d'un couple qui aime beaucoup ma musique et qui parcourt parfois des kilomètres pour venir m'écouter.?Michelle Simon et Alain Denizo vivent à Paris et?sont amoureux du jazz. Un jour, à force de les voir à mes concerts, j'ai fini par aller leur parler. A un moment, alors que l'on discutait d'"Omry", le disque précédent, j'ai découvert qu'ils avaient l'impression que tout baignait pour moi, du fait des bonnes critiques et?des concerts que j'avais l'occasion de faire. Je leur ai avoué que?tout n'était pas si facile?pour moi, et qu'il était devenu très difficile de sortir un disque et de le vendre.?J'ai ajouté?que cela allait être encore plus difficile de sortir le prochain, vu les restrictions des budgets de production. C'est alors qu'ils ont proposé de m'aider financièrement à réaliser le prochain album :?"Fais-toi plaisir, on s'occupe du reste, on va se débrouiller." Cela s'est passé comme ?a, sans l'aide d'un label. Par la suite, j'ai signé mon contrat avec ACT. Ce qui est magnifique, c'est que ce couple voulait avant tout?me?faire plaisir, que cela aboutisse ou non à un album commercialisé.
Pourquoi ce concept de fanfare ?
Quand on m'a proposé de faire un nouvel album, j'ai eu?envie de? trouver quelque chose d'original. Je n'aime pas faire deux fois la même chose.?Cela faisait?longtemps que je pensais à ces sons de fanfare, et à ces images que j'ai gardées de mon enfance. Je me suis dit "Pourquoi pas ?" J'ai pensé à réaliser une extension de ce thème très populaire, à le faire dégénérer un peu, si j'ose dire, à le faire rentrer dans mon monde, dans le jazz.
Votre album possède un son?assez rock, loin de ce?que l'on?pourrait attendre d'un saxophoniste issu de la tradition du jazz. Est-ce seulement d? à votre passion pour le rock ?
Pas seulement. Il faut rappeler que le réalisateur son, Jean Lamoot, a travaillé avec Alain Bashung et?Noir Désir.?Quant au?producteur, Ludovic Bource, un vieil ami, il ne vient pas davantage du monde du jazz. Il vient notamment de signer la musique de "The Artist" (en plus de celles des "OSS 117", ndlr).
Pourquoi avoir repris le thème de "Colombo", qu'avait composé Henry Mancini ?
Un flash. Un soir, je regarde un "Colombo" à la télé. Je me dis que cette musique m'évoque?à la fois?les c?tés psychédéliques et jazz. Un truc très écrit, un peu comme une fugue de morceau classique, mais psychédélique... Comme j'y voyais plein de choses, je me suis dit que je devais absolument le travailler. J'étais dans mon lit, je me suis levé, j'ai relevé le thème de mémoire. Je l'ai retrouvé par la suite?sur?des DVD. Et j'en ai fait une version complètement arrangée.
Y a-t-il un morceau?du disque pour lequel?vous ayez une affection particulière ?
Ils sont tous importants pour moi, mais je garde?un souvenir particulier de l'un d'eux, qui s'est construit en studio, à Bruxelles, alors qu'il n'était pas prévu sur le disque. Il s'agit de "The Mists of Time", le morceau composé par le guitariste Chris de Pauw. Chris est un personnage très atypique, et c'est surtout un gars très timide. Je lui avais demandé d'apporter un de ses morceaux pendant les répétitions, dans le but de l'insérer dans l'album. A un moment, il s'est mis à jouer l'une de ses compositions dans le studio. Nous avons tout de suite apprécié ce morceau. Alors, Chris et Laurent Coq (le pianiste, ndlr) se sont enfermés?avec le morceau et l'ont travaillé.?Puis, à?un moment, ils l'ont joué, après une séance d'enregistrement, alors que presque tout le monde était parti. Je l'ai écouté, j'ai été carrément séduit, et j'ai fait directement un solo?
de sax dessus, en improvisation, il s'est passé un truc. Il a suffi d'une prise, on l'a gardée. Ce morceau a une fra?cheur particulière.
Avez-vous quelques souvenirs?marquants des séances d'enregistrement à Bruxelles ?
Oui, il y a des moments où l'on jouait la nuit, avec des bougies... Normalement, on n'est pas censé avoir accès aux studios à ces heures-là. Mais comme on était en résidence là-bas, on avait nos chambres?dans un petit immeuble juste à c?té,?notre situation était particulière. Nous avions vraiment des conditions idéales. A un moment, Ludovic Bource a eu l'idée d'installer et d'allumer des bougies. On a joué dans le noir,?il y avait?des ombres... Cela a été assez marquant. Quand on vit des moments aussi magiques, on se dit: "Oh putain, je ne suis pas près de revoir ?a..." On a l'impression de ne pas profiter suffisamment de ce moment présent. Ensuite, quand vous repartez avec votre enregistrement, vous êtes fier. Vous avez réalisé votre projet, votre fantasme d'enregistrement, cela vous correspond humainement, cela parle un peu de vous, de votre vie. A la limite, même si le?disque ne sort pas,?ce n'est?pas grave ! Ensuite, quand il est finalement labellisé, quand il part dans la nature?et que les?gens l'écoutent, vous vous sentez un peu dépossédé, qu'il y a un truc qui vous échappe...
Propos recueillis par A.Y.
Photos : ??ACT / Elise Dutartre

Pierrick Pédron, "Cheerleaders"?
Sorti chez ACT le 29 septembre 2011
Pierrick Pédron : saxophones
Chris de Pauw : guitare
Laurent Coq : piano, Fender Rhodes, claviers
Vincent Artaud : basse
Franck Agulhon et Fabrice Moreau : batterie
Ludovic Bource (producteur) : orgue Farfisa
Pierrick Pédron Quintet en concert
Avec Laurent Coq, Vincent Artaud, Chris de Pauw, Fabrice Moreau
Les 3, 4 et 5 novembre 2011 au Sunset
Sets à 20h00 et 22h00
60, rue des Lombards,?75001 Paris
Téléphone : 01 40 26 46 40
Vidéo : Esox-Lucius (Pédron), 2011 (conseil: méfiez-vous, ne montez pas trop le son au début...)
Vidéo : Miss Falk's Dog (Mancini / Pédron / Coq), 2011
Rock - Hanni El Khatib rallume la m�che rockab'
Publié le 13/10/2011 | 15:32Par Laure NARLIAN ?
Il fait du rock à l'ancienne, comme on en faisait il y a 50 ans. Pourtant, son style primitif tape dans le mille en 2011Car Hanni El Khatib, qui?rappelle la sauvagerie de Jon Spencer et comble un peu le vide laissé par les White Stripes, dépoussière le rock des origines. Son premier album, "Will the Guns Come Out?" (Les armes sortiront-elles ?) n'a pas de belliqueux que son titre: sa guitare est furibarde et ses chansons castagnent sévère. Jubilatoire.
Il faut le voir brailler sur scène "Fuck it. You win" comme si sa vie en dépendait, comme si cette darling forcément sublime et apre au combat était plantée face à lui, clope au bec et bigoudis dans les cheveux, pour comprendre la puissance d'évocation de Hanni El Khatib.
Avec lui, on s'y croirait. Lancé à fond la caisse sur les routes américaines avec un tatoué sexy au volant (comme sur la photo de lui ci-dessus), en mode téléportation dans les fities (comme dans le très beau clip "Dead Wrong") ou en virée skateboard (sa culture) avec une bande d'ados angelenos sortis tout droit d'un film de Larry Clark.
Des br?lots fiévreux de moins de trois minutes
Animales, fiévreuses, tordues, les décharges électriques de "Will the guns come out" dépassent rarement trois minutes. Le son est craspec à souhait et les chansons ont la spontaneité des premiers jets improvisés sur un coin de table. Bref, des chansons faites de la braise dont br?lent les héros.
De fait, son rock et sa voix convoquent aussi bien les Cramps que le Gun Club, Jon Spencer que les Kills. Mais il puise surtout dans le rockab et le garage punk sixties, ainsi que dans le blues, pour construire sa définition personnelle et rafra?chissante de l'Americana.
Hanni El Khatib "Loved One"Un lifting audacieux de Heartbreak Hotel
Né de père palestinien et de mère Philippine, basé à Los Angeles, Hanni est le premier américain de la lignée. Est-ce pour cela qu'il voyage léger ? Son groupe n'est constitué que de sa voix légèrement cabossée, de sa guitare et de son batteur, son ami Nicky Fleming-Yaryan.
Ce minimalisme leur donne une liberté folle, comme le prouve leur reprise audacieuse du "Heartbreak Hotel" immortalisé par Presley, ici méconnaissable. Et une flamboyance qui rappelle décidément?trois autres duos fameux, les White Stripes,?les Black Keys?et les Kills. On ne le dira jamais assez : le rock c'est mieux à deux.
Album "Will The Guns Come out ?" (Because Music)
Hanni el Khatib est en concert le 3 novembre à La Cigale (Paris)
>> La page Myspace de Hanni El Khatib
cliquez iciParis - r�cital - Ryuichi Sakamoto � la Cit� de la Musique
Ryuichi Sakamoto (2010)
? Kab America Inc. Photo by Kazunali Tajima Le musicien japonais se produit en trio, samedi soir à Paris, avec le violoncelliste brésilien Jaques MorelenbaumRyuichi Sakamoto?sera au piano,?la jeune violoniste canadienne Judy Kang complétant?l'effectif.
Le pianiste et compositeur japonais, brillant touche-à-tout,?très célèbre?dans nos contrées?pour ses musiques de films ("Furyo", "Le dernier empereur", "Talons aiguilles"...), retrouve en tournée un vieux complice carioca avec qui il a déjà travaillé.
Outre ses explorations artistiques très diversifiées (musique classique, électro, pop, world, rap, house...), Ryuichi Sakamoto cultive, comme de nombreux Japonais, une grande passion pour la musique et les rythmes du Brésil. Une fascination?exprimée dès?1995 dans l'album "Smoochy".
En 1996, Sakamoto a?fait appel?une?première fois?à Jaques Morelenbaum pour réenregistrer certaines de ses bandes originales de films,?adoptant déjà la formule du?trio (avec le violoniste Everton Nelson).?Le violoncelliste brésilien, arrangeur, compositeur, chef d'orchestre et producteur a collaboré durant plusieurs années avec Ant?nio Carlos -dit "Tom"- Jobim (1927-1994), compositeur de génie et co-fondateur de la Bossa Nova,?mouvement musical né à Rio de Janeiro à la fin des années 1950. Avec sa femme Paula, chanteuse, Jaques Morelenbaum?faisait partie du groupe?Banda Nova qui accompagnait?Jobim en tournée et en studio, entre le milieu des?années 1980 et le début des années 1990.

Ryuichi Sakamoto en répétition à l'auditorium de Rome (22/10/2005) - AFP / Tiziana FABI
En 2001, Sakamoto et Morelenbaum ont à nouveau travaillé ensemble. Avec Paula Morelenbaum,?ils ont?enregistré?un album intimiste en hommage à Tom Jobim. Dans ce disque intitulé "Casa"* ("maison"), les trois artistes ont revisité de grands standards du compositeur, mais aussi des chansons moins connues du public non brésilien. L'album a été enregistré à Rio de Janeiro,?au domicile de?Tom Jobim. Ryuichi?Sakamoto a joué sur son?piano, non sans une grande émotion, confiait-il à l'époque. Le trio piano-voix-violoncelle a défendu par la suite ce disque sur scène et a enregistré un album "live", "A day in New York", sorti en 2003**.
Dans quel(s) répertoire(s) auront puisé?Ryuichi Sakamoto, Jaques Morelenbaum et la jeune Judy Kang pour leur tournée européenne ? A Paris, la Cité de la Musique annonce "un florilège du répertoire" du musicien japonais, "revisité avec de nouveaux arrangements". Il?n'y a plus qu'à?se rendre?sur place samedi soir?pour être fixé...
Vidéo : "Forbidden Colours" (Sakamoto / Sylvian), extrait de la BOF du film "Furyo",?avec David Sylvian au chant (1983)
Vidéo : "Le dernier empereur" (Sakamoto),?avec Ryuichi Sakamoto, Jaques Morelenbaum et Everton Nelson, en concert à Rio en 1995
Vidéo : "O grande amor" (Jobim / Moraes), par Ryuichi Sakamoto, Jaques et Paula?Morelenbaum (2001)
Ryuichi Sakamoto, Trio Tour 2011
Avec Jaques Morelenbaum (violoncelle) et Judy Kang (violon)
Concert à la Cité de la Musique de Paris
Salle des concerts, 20h
221, avenue Jean-Jaurès
75019 Paris
Renseignements : 01 44 84 44 84
Voir aussi :
>>?Site web de la Cité de la Musique
>>?Site web de Ryuichi Sakamoto
* Casa, chez Sony Classical, 2001
** A Day in New York, chez Sony Classical, 2003
Compte-rendu de concert - On y �tait : Bon Iver � La Villette
Bon Iver, alias Justin Vernon.
Tous droits réservés Le magicien de la néo-folk américaine a comblé les attentes en cl?ture du premier Pitchfork festival parisienCe samedi 29 octobre à la Grande Halle de La Villette, il a aussi tordu le cou à quelques idées re?ues sur son compte.
Bon Iver a surtout surpris, mais dans les meilleurs termes.
D’abord, son image de solitaire dans une cabane au fond des bois, née de son premier album "For Emma forever ago", en prend un coup : Justin Vernon est loin d’être seul, puisqu’il appara?t entouré de huit autres musiciens, dont plusieurs violons et guitares et une impressionnante section d' instruments à vent (trombone à coulisse, clarinette, trompette et un curieux instrument qui rappelle un saxophone géant).
Très vite, on comprend que ces musiciens, souvent multi-instrumentistes (violon-guitare et cuivre-claviers notamment), sont de vraies pointures (extraordinaire solo en apesanteur du violoniste sur "Hinnom", notamment).
Une complexité somptueusement ma?trisée
Seconde surprise, corollaire de la première : l'apparente simplicité et le dépouillement? de la musique de Bon Iver sont un leurre. Sur scène, la complexité géniale de son second album ("Bon Iver"), sorti en juin,? saute aux oreilles. Il faut une sacrée ma?trise pour orchestrer pareilles harmonies subtilement? tordues à neuf musiciens et organiser la fluidité de l’évidence avec une telle l’abondance de détails.
Parallèlement, l’autre image, celle du chantre de la néo-folk un peu ramollo en prend elle aussi pour son grade. Exceptées quelques brèves plages acoustiques (dont ? Skinny Love ? extrait du premier album, où les musiciens lachent leurs instruments et le laissent seul à la guitare en claquant des doigts dans son dos), ce concert était très, voire parfois même sauvagement,? électrique.? Et ce, sans jamais se départir de la grace et de la fragilité inscrits dans l'ADN de Bon Iver.
Une voix angélique mais pas de grand messe
Justin Vernon, sa voix pure et son falsetto angélique,? aura aussi réussi contre toute attente à éviter l’écueil de la grand messe et d’un concert cathédrale. Face à une audience pétrie d’admiration et composée d’étrangers pour moitié (beaucoup d'Américains), il a plaisanté entre les morceaux et répondu du tac aux tac aux déclarations d’amour, désamor?ant? toute distance hautaine,? dynamitant? le piédestal.
Au rappel, invité à chanter à l’unisson, le public ne s’est pas fait prier. Les langues et les poumons se sont alors déliés : chacun a enfin osé articuler quelques bribes de paroles de ces chansons cryptées, délibérément? écrites dans un vocabulaire extra-terrestre où la sonorité compte davantage? que le sens. Personne n’a jamais réussi à comprendre les textes de Bon Iver mais le sentiment? et les climats, sur scène comme sur disque, sont résolument tout puissants. Ils ont l'intensité d'une prière.
Le premier festival?Pitchfork à Paris, qui a fait le plein et a réjoui ses organisateurs, reviendra l’an prochain, peut-être un peu plus t?t, dès la fin septembre. Et sera réparti sur plusieurs scènes au lieu d’une. C’est en tout cas le souhait de Ryan Schreiber, fondateur du site Pitchfork.com.
Lire aussi:
>>?La magie Bon Iver confirmée au second album
>>?Pitchfork lance son festival à Paris
>>?Pour le fondateur de Pitchfork, le temps est venu de groupes plus engagés
2011年12月9日星期五
Festival des Inrocks - Sept questions � JD Beauvallet
Publié le 31/10/2011 | 11:36Par Laure NARLIAN ?
Jean-Daniel Beauvallet, responsable musique aux Inrockuptibles.
Photo Renaud Montfourny Le journaliste et programmateur en chef du festival des Inrockuptibles livre ses coups de coeur en filigraneQuel est le groupe qui lui a donné le plus de fil à retordre cette année ? Celui pour lequel il est prêt à parier qu'il va devenir majeur ? Celui qu'il craint de voir rater la marche ?
A la veille du festival des?Inrockuptibles?2011 qui se tient à Paris et en régions du 2 au?8 novembre, Jean-Daniel Beauvallet soulève un coin du voile.
-?Quel est ?groupe que tu as eu le plus de mal à avoir pour cette édition 2011 du festival ?
Jean-Daniel Beauvallet : Ceux pour lesquels il a fallu le plus d’explications, de séduction, c’est Wu Lyf. Je tenais à ce qu’ils jouent au festival de fa?on quasi obsessionnelle. Mais ils ont un dogme très strict: c’est eux qui choisissent les salles, et la tarification. Ils contr?lent beaucoup de choses et je dois dire que si j’étais un groupe je ferais sans doute de même.
En fait c’était assez excitant de devoir monter à Manchester pour les convaincre. Il y a eu plusieurs volte-face de leur part. En plus, chez eux c’est la démocratie participative à la Ségolène Royal : ils demandent l’avis de leurs fans. Ce qui les a finalement convaincus? Notre discours, nos états de service et notre engagement derrière eux depuis deux ans. Ils ont per?u qu’on avait compris leur philosophie. (Mercredi 2 novembre à La Cigale 21h55)
WU LYF "Dirt"- Le jeune groupe sur lequel tu es prêt à parier tes baskets qu'il va devenir majeur ?
Jean-Daniel Beauvallet: Il y a six mois je t’aurais dit Foster the People, mais ils cartonnent déjà. Du coup, je dirais Hanni El Khatib. Déjà le mec a une gueule pas possible. Ensuite son romantisme de bad boy, blouson, tatouages, cran d’arrêt, est taillé pour la France. Ca me rappelle Chris Isaak qui pendant un temps était énorme en France et toujours inconnu des anglo-saxons. De père palestinien et de mère philippine, il a adopté l’Amérique totalement, avec tous ses clichés. J’adore ce son craneur, crade, à l’os, avec le c?té playboy. (Jeudi 3 novembre à La Cigale, 20h00) Hanni El Khatib "Dead Wrong"
- Le groupe au sujet duquel tu as la meilleure anecdote à raconter ?
Jean-Daniel Beauvallet: la plus absurde, c'est celle là. Je termine une interview du groupe new yorkais Cults et la chanteuse, du genre sauvageonne, me retient par le bras alors que son comparse s’éclipse et me glisse "J’ai une question à te poser". Je me dis "ouhla !". "Voilà, est-ce que tu connais la recette de la truffade ?". Je n’ai jamais compris. Après quelques secondes de vide existentiel j’ai bafouillé que si elle jouait au festival, il y aurait de la truffade. Alors, oui, c’est s?r, il va y avoir truffade en backstages cette année. A moins qu’on l’emmène au Plomb du Cantal. (Cults, vendredi 4 novembre à La Cigale, 19h45 et Jeudi 3 novembre à Lille, Samedi 5 novembre à Nantes, Lundi 7 novembre à Toulouse) Cults "Abducted"
- Le groupe dont tu es le plus s?r qu'il va éblouir son monde sur scène ?
Jean-Daniel Beauvallet : Anna Calvi, parce qu’elle tient énormément à cette date à l’Olympia. Il faut savoir que c’est une fanatique d’Edith Piaf, elle-même très liée à l’histoire de l’Olympia. Ensuite, elle?a appris à jouer de la guitare avec le live mythique à l’Olympia de son autre héros, Jeff Buckley, où l’on sent la ferveur du public comme jamais. Anna Calvi, pour laquelle j’ai eu un vrai coup de foudre scénique, a joué l’an passé au festival, mais à la Boule Noire, devant un public restreint car personne ne la connaissait encore. On lui avait dit, 'l’an prochain tu joues à la Cigale'. Mais lorsqu’on lui a proposé la salle du boulevard des Capucines, elle a blêmi. Je crois qu’il peut se passer quelque chose de très fort ce soir-là. (Lundi 7 novembre à l’Olympia, 22h00) Anna Calvi "Desire"
- A l'inverse, le groupe pour lequel tu trembles le plus parce que tu as peur qu'il ne soit pas à la hauteur ou que le public ne l'apprécie pas à sa juste valeur ?
Jean-Daniel Beauvallet: Ce n’est pas un groupe connu, mais c’est une formation versatile, foutraque et indisciplinée. Je veux parler de La Femme. Ils sont ingérables, sur la brèche en permanence. Ils n’ont pas de manager et ils peuvent débrancher le téléphone pendant plusieurs jours parce qu’ils ont préféré aller prendre la vague en surf (deux membres du groupe sont de Biarritz). Ce qui me fascine, c’est leur c?té chien fou, excessif. C’est un groupe à la Happy Mondays, imprévisible. On ne sait?jamais à quoi s’attendre. Ca peut être sublime ou le chaos complet, mais?jamais moyen ni raisonnable. (Mercredi 2 novembre à La Cigale, 20h45) La Femme "Sur la Planche"
- Le groupe fran?ais de la programmation que tu préfères ?
Jean-Daniel Beauvallet : Fran?ois and the Atlas Mountains sont ceux qui m’ont le plus impressionné récemment. Ils ont pris cet été une ampleur inattendue en créant une world pop qui fonctionne. En général, ce genre de fusion est rarement réussie mais chez eux c’est fluide, naturel. Ils sont joyeux, dansants, un peu mélancoliques aussi. Fran?ois, leur leader, a longtemps vécu en Angleterre et il a bien retenu ce qu’était la pop anglaise, avec des influences beaucoup plus vastes. Ils a aussi pigé combien le live était important, qu’il fallait savoir se donner généreusement sur scène pour conquérir les foules. (Dimanche 6 novembre à la Boule Noire, 20h 30 et Jeudi 3 novembre à Lille, Samedi 5 novembre à Nantes, Lundi 7 novembre à Toulouse) Fran?ois & The Atlas Mountains?"Piscine"
- Le groupe que tu inviterais le plus volontiers à passer quelques jours chez toi ?
Jean-Daniel Beauvallet: Sans doute Florent Marchet. D’abord parce que c’est un incroyable raconteur d’histoires. Je me vois bien passer des soirées au coin du feu à écouter les tribulations de ses voisins du Berry, qui se transforment toujours en sagas rocambolesques. Et puis c’est très précieux : voilà un mec qui sait braconner. Quand j’ai été le voir dans le Cher, chez ses parents, il m’a emmené braconner les écrevisses. Il n’y a pas plus jouissif. (Mercredi 2 novembre au Casino de Paris, 20h50) Florent Marchet "Benjamin"
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Chanson - Compte-rendu - On y �tait: Alex Beaupain au Bataclan
Publié le 07/11/2011 | 12:59Par Laure NARLIAN ?
Alex Beaupain, juillet 2011 aux Francofolies de La Rochelle.
Pierre Andrieu - AFP Le chanteur sentimental, complice de tous les films de Christophe Honoré, a fait halte à Paris vendredi 4 novembreDevant son public le plus fidèle et un Bataclan complet, Alex Beaupain très en verve, a re?u l'ovation.
Il a fait monter sur scène plusieurs invités de marque et a puisé dans l’ensemble de son répertoire – trois albums et quatre bandes originales de films – en alternant avec maestria caresses mélancoliques et traits d'humour.
Le concert s’ouvre avec la splendide nudité de ?Juste ces mots? (extrait de l’album 33 Tours), où la voix d’Alex Beaupain, magnétique, s’impose devant un clavier et un violoncelle. Une onde de chair de poule irradie le public. ?Bon, là j’ai fait un truc punk à la Sid Vicious car j’étais très énervé?, prévient-il aussit?t la dernière note envolée, ?mais rassurez-vous, le reste sera plus calme?. Rires.
Le ton est donné?:?pas de pitié pour la guimauve.??Le concert sera tout du long une alternance de chansons délicates, voire bouleversantes,?et de véritables sketches dr?lissimes.
Aubry et Hollande "se sont battus" pour cette chanson
?Au Départ?, son récent tube qui raconte la trajectoire de la gauche au pouvoir de 1981 à 2002 et mélange sa vie personnelle à ses désillusions d’homme de gauche, est évacué dès le second titre. Il faut savoir que Fran?ois Hollande a été ?soufflé? la première fois qu’il a entendu cette ?superbe? chanson, comme?il l’expliquait non sans une certaine démagogie cet été dans Serge Magazine. Et que Martine Aubry a utilisé la version instrumentale pour sa campagne des primaires avec son autorisation.
L’occasion de placer une nouveau scud scénique.? ?Martine Aubry et Fran?ois Hollande se sont battus comme des chiffonniers (pour cette chanson)?, avance le chanteur sous les gloussements du public. ?Donc j’ai coupé la poire en deux : Martine l’a eu pour sa campagne des primaires et Fran?ois l’a?pour celle de la présidentielle (applaudissements). Et en même temps c’est con parce que ?a n’a pas spécialement porté chance à Martine (rires), alors je me dis que Fran?ois...si ?a se trouve... voilà. Bon. En même temps en face normalement il y a “Mille Colombes” par Mireille Mathieu, donc il n’y a pas de logique dans tout ?a.?
Christophe Honoré (présent), les enseignants (??mon public Télérama??), la foule dans la salle, ses cinq musiciens (objet chacun d’une longue présentation personnalisée),?sans oublier?lui-même?: tous auront droit à ses tirades faussement vachardes. Mais s’il fait son Guy Bedos à merveille, le chanteur de l’intime mélancolique, ce mélange troublant de Barbara et de Daho avec un soup?on de Souchon, est aussi capable d’émouvoir seul au piano (on en a vu écraser une larme discrète sur ??Brooklyn?Bridge? et sur ??Parc de la Pépinière?) et de s’endurcir vers un style plus rock (sur ?Charlie Delta? notamment).
Louis Garrel et Ludivine Sagnier sur scène
Cette versatilité suffit en général à tenir une salle. Mais à Paris, sur ses terres, Beaupain en donne toujours plus et dégaine sa botte secrète : les invités de marque. Ils sont tous là.
L’adorable Camélia Jordana monte sur scène pour le magnifique duo ?Avant la Haine? (extrait du dernier album de Beaupain ?Pourquoi battait mon c?ur?). Puis c’est au tour de la délicieuse actrice Ludivine Sagnier d’interpréter ?Prague? (extrait de?la B.O?des ?Bien aimés?). Enfin, Louis Garrel, en imper, un peu raide au micro mais très applaudi, chante ?Reims? (?Les Bien Aimés?, encore) avant un plus allègre ?Je n’aime que toi? (BO de ?Les chansons d’Amour?) en trio.
Ultime bonus?: une reprise de ?Pull Marine? de Gainsbourg pour Isabelle Adjani, ??ma chanson préférée du monde, parce que je trouve qu’on parle trop de Marine Le Pen et pas assez de Marine Le Pull??. L’humour chez Beaupain, dernier rempart ostensible au désenchantement.
Alex Beaupain poursuit sa tournée fran?aise?: il sera à Auxerre le 17 novembre, à Fresnes le 18, Lignières le 19, Nantes le 26, Portes les Valence le 29, Toulouse le 30, Saint-Jean de Vedas le 1er décembre, à Pau le 8, Saint-André de Cubzac le 9... cliquez ici
Festival - H�rault - Lunel c�l�bre le renouveau de la mandoline
Publié le 26/10/2011 | 21:05Par Annie YANBEKIAN ?
Mike Marshall et Hamilton de Holanda, à peine reconnaissables sur l'affiche officielle...
DR Du 26 au 29 octobre, le Festival Mandolines de Lunel promet un voyage musical passionnant, du Brésil à l'IndeFondé en 2004, le festival poursuit sa mission de réhabiliter l’image de la mandoline, parasitée par quelques clichés coriaces.
En vogue à Naples autrefois, l’instrument s’est exporté et adapté à divers climats. A Lunel, deux grands virtuoses, le Brésilien Hamilton de Holanda et l’Américain Mike Marshall, joueront un concerto en création mondiale.
Pour ce concert programmé le vendredi 28 octobre, les deux solistes, parrains du festival, seront accompagnés par l'Orchestre national de Montpellier placé sous la direction du jeune chef américain Robert Tuohy. La nouvelle ?uvre en cinq mouvements, intitulée ?le Concert du Printemps?, a été commandée au compositeur italien Antonello Paliotti.
?C'est un événement historique car ce concerto pour deux mandolines est une première depuis le 18e siècle et le concerto pour deux mandolines de Vivaldi?, confiait le directeur artistique du festival Olivier Chabrol le 6 octobre dernier, lors d'une conférence de presse. La création mondiale sera précédée par une première fran?aise, la présentation du ?Mandolin Concerto? d’Avner Dorman (créé en décembre 2010 à New York), avec pour soliste le musicien israélien Avi Avital.
Le concert de cl?ture (29 octobre) constituera l’un des autres temps forts du 8e Festival de Lunel. Pour la première fois, le public pourra y entendre le virtuose indien U. Shrinivas, considéré comme l’un des grands ma?tres de la mandoline, tant acoustique qu’électrique. Les deux parrains, Hamilton de Holanda et Mike Marshall, participeront à cette soirée finale, laissant présager quelque jam session mémorable, comparable à celle qui avait scellé leur complicité lors de la première édition du festival en 2004.

Mike Marshall et Hamilton de Holanda ont retrouvé leur tête !?(photo Maria Camillo)
Lorsque l’on parcourt le programme du festival héraultais, on observe que les praticiens actuels de la mandoline?évoluent à des années-lumière du cliché de l’instrument suranné pour orchestre napolitain à l’ancienne. Hamilton de Holanda (35 ans) et son ?bandolim? brésilien, Avi Avital (31 ans), lauréat d’un Grammy Award avec sa mandoline classique, ou encore U. Shrinivas (42 ans) n’ont rien de vieux fossiles !?Sans parler des ?filleules??
respectives des deux ?parrains? : la Brésilienne Elisa Meyer Ferreira?(17 ans) - voir photo ci-contre - et l’Américaine Eva Scow, de la même génération. A c?té d’elles, l’Américain Mike Marshall, 51 ans, avec sa mandoline bluegrass?(un genre musical traditionnel nord-américain), et le Fran?ais Jean-Louis Ruf-Costanzo, 51 ans, et son fascinant mandoloncelle (le violoncelle des mandolines), font déjà office de -fort dynamiques- vétérans.
La génération qui s’est donné rendez-vous à Lunel ne peut que donner l’espoir de voir la mandoline et ses différentes déclinaisons?world, folk?et classique?séduire un public de plus en plus diversifié. Durant le festival, les visiteurs sont d'ailleurs conviés à diverses initiatives de découverte, telles que des ateliers, stages et master classes en présence des artistes. Face aux immenses possibilités d’un instrument qui s’adapte à toute une palette de registres, Olivier Chabrol rêve de voir la mandoline regagner du terrain dans les classes de conservatoire et autres écoles de musique...
?Hamilton de Holanda, parrain du Festival de Lunel

Issu d’une famille très musicienne, Hamilton de Holanda a commencé le ?bandolim? (la mandoline brésilienne) à 5 ans. Son tout premier instrument lui a été offert pour No?l. Le musicien carioca est un familier des rendez-vous fran?ais de mandolinistes depuis plusieurs années. Au début des années 2000, il a participé à un festival lancé à Ajaccio par l’association Odyssée, déterminée à relancer la mandoline en France – et future organisatrice du festival de Lunel. Puis, en 2002, alors qu’il habitait à Paris, le musicien vénézuélien Cristobal Soto lui a présenté Olivier Chabrol, futur directeur artistique du festival, et qui organisait des concerts autour de la mandoline à Lunel la même année, toujours sous l’égide d’Odyssée. Hamilton de Holanda a participé à ces concerts.
En 2004, il s’est logiquement retrouvé associé à la création du Festival international de Lunel sous sa forme actuelle. Et depuis, il revient presque chaque année.?C’est lors de?la première édition qu’il a fait la connaissance du mandoliniste américain Mike Marshall. Cette rencontre musicale l’a beaucoup marqué. ?C’était magnifique. Une édition… comme du Champagne !?, s’est souvenu le musicien, décontracté et chaleureux, lors d’un entretien téléphonique –en fran?ais– mercredi depuis Rio de Janeiro, à quelques jours de sa venue en France.
- Rio, c’est très loin de Lunel. Comment préparez-vous la création du concerto que vous jouerez le 28 octobre avec Mike Marshall et l’Orchestre national de Montpellier ?
- Nous répéterons tous ensemble à Lunel, après mon arrivée prévue le 24 octobre. En ce moment, j’ai tout le temps le casque sur les oreilles et j’écoute en boucle le fichier midi (une version électronique, ndlr) du concerto que le compositeur a envoyé. Je l’écoute même quand je fais mon jogging le matin ! Une fois?réunis à Lunel, nous disposerons de cinq répétitions, avec Mike Marshall et l’orchestre, pour mettre tout cela en place. Dans l’univers de la musique classique, à partir du moment où tout le monde conna?t bien sa propre partie, c’est suffisant.
- Quelle est l’image de la mandoline au Brésil ?
- Au Brésil, la mandoline bénéficie d’une très belle image, puisqu’il s’agit de l’instrument soliste principal du choro (genre musical traditionnel brésilien, ndlr). Mais elle n’est pas aussi populaire que la guitare ou même le cavaquinho (petite guitare à quatre cordes, ndlr). Il existe des festivals qui célèbrent la mandoline, mais contrairement à ce qui se fait en France,?ils sont organisés de manière ponctuelle, dans des lieux différents.
- Que pourriez-vous dire de son image en France, d’après votre expérience de concertiste ?
- Le public qui découvre la mandoline manifeste toujours une très bonne surprise. A Paris, il existe déjà un public qui conna?t cet instrument, même si?nous espérons toujours le voir s’élargir ! En dehors de Paris, le festival de Lunel représente une bonne opportunité de faire découvrir cet instrument. On y trouve beaucoup de fous mandolinistes, qui n’arrêtent pas d’en jouer pendant cinq, six jours...
Propos recueillis par AY
>> Vidéo : Hamilton de Holanda et Mike Marshall au festival de Lunel 2004
>> Vidéo : U. Shrinivas, extrait de la bande originale du film "Mange, prie, aime" (2010)
>> Vidéo : la jeune Eva Scow
>> Vidéo d'archives : le Festival de Lunel 2009 filmé par France 3 pour Culturebox
Voir aussi :
>>?Site officiel du festival Mandolines de Lunel?(26-29 octobre 2011)
>>?Le programme du festival
Parmi les artistes présents?pour l'édition 2011...
>>?Site de Hamilton de Holanda
>>?Site de Mike Marshall
>>?Site de U. Shrinivas
>>?Site d'Avi Avital
>>?Site de Jean-Louis Ruf-Costanzo
>>?Site du groupe Choro Das 3 de la jeune Elisa Meyer Ferreira, "filleule" de Hamilton de Holanda
>>?MySpace d'Eva Scow, "filleule" de Mike Marshall
>>?Site du groupe suédois V?sen
>>?Site du Mike Lattrell Group
>>?Site du pianiste brésilien André Mehmari, complice de Hamilton de Holanda
>>?Site de l'Orchestre national de Montpellier
Musique br�silienne - Vinicius Cantuaria en concert � Paris
Vinicius Cantuaria au festival Jazz à Vienne le 4 juillet 2002
Claude Goubier / BEP / LE PROGRES Le musicien brésilien joue au Duc des Lombards les 1er, 2 et 3 novembre, puis à Boulogne-Billancourt le 4En?pas loin de 40?ans de carrière, Vinicius Cantuaria, guitariste, chanteur, compositeur, percussionniste, a ciselé une oeuvre?raffinée?où?plusieurs styles se sont croisés, du rock?à?une bossa?métissée de?sons électro, en passant par le?jazz et la samba.
Son plus récent album, réalisé avec le guitariste de jazz Bill Frisell, a été très remarqué.
Né à Manaus, en Amazonie, en 1951,?parti à Rio de Janeiro à l'age de 7 ans, Vinicius Cantuaria vit à?New York?depuis 1996.?Au cours de?sa foisionnante carrière musicale,?il a fondé un groupe de rock progressif, O Ter?o, dans les années 1970, avant de se lancer dans une carrière solo dans les années 1980. C'est à cette époque que Cantuaria?a composé deux grands succès populaires. D'abord, "Lua e estrela", écrit pour Caetano Veloso (dont il a été le batteur), une chanson que Cantuaria a?ensuite reprise dans son premier album solo en 1982.?Puis, il y a eu le tube pop?"Só você" en 1984, au son qui résonne très eighties aujourd'hui.
Progressivement, la musique de Vinicius Cantuaria a gagné?en délicatesse, en raffinement et en créativité. Le?chanteur guitariste a collaboré avec de nombreuses personnalités, telles que le musicien et producteur américain Arto Lindsay, ainsi que d'autres artistes prestigieux comme David Byrne, Brian Eno, Laurie Anderson, Brad Mehldau ou encore Paulo Braga, qui fut autrefois le batteur?de l'ic?ne brésilienne Elis Regina et de Tom Jobim (dont?Cantuaria revisite régulièrement les chansons dans ses disques).
De prestigieux invités
Dans son?album solo "Samba Carioca", sorti en 2010*, Cantuaria a invité d'autres éminences de la musique brésilienne, comme Jo?o Donato (pianiste vétéran de la bossa) et Marcos Valle (père notamment du tube?"Samba de Ver?o",?traduit en anglais par le titre?"So nice"). En?2011, Vinicius Cantuaria a sorti un nouvel album, splendide, "Lagrimas Mexicanas"**,?en?duo avec le guitariste de jazz américain Bill Frisell, et dans lequel il chante parfois en espagnol. Chacun de ces deux?enregistrements a été salué par la critique. Au cours de l'année 2011, le tandem s'est produit un peu partout en Europe, et notamment à Paris, en janvier dernier, au New Morning.?Autant de?soirées inoubliables, de l'avis des chanceux qui y ont assisté.
Vinicius Cantuaria revient à Paris cette semaine, cette fois en leader d'un groupe composé?du pianiste Takuya Nakamura, du bassiste Paul Sokolow et du batteur Adriano Santos. Pour ceux qui ne?connaissent pas encore ce musicien?très créatif,?subtil et attachant, voilà une belle occasion.
Vinicius Cantuaria en concert
1er, 2, 3 novembre 2011, à 20H et 22H?à Paris, au Duc des Lombards
(on ne peut assister qu'à un set par soirée)
42, rue des Lombards, Paris 1er
Tél : 01 42 33 22 88
4 novembre 2011, à 20h30, à Boulogne-Billancourt, au Carré Belle-Feuille
60, rue de la Belle-Feuille
Tél : 01 55 18 54 00
Voir aussi :
>>?Site web de Vinicius Cantuaria
>>?Site web du Duc des Lombards
>>?Page web consacrée au Carré Belle-Feuille de Boulogne-Billancourt
"Aquela Mulher", extrait de l'album "Lagrimas Mexicanas" (2011), avec Bill Frisell
"Fugiu", extrait de l'album "Samba Carioca" (2010)
Vidéo : "Lua e Estrela" (1982)
Vidéo : "Só você" (1984)... attention, kitsch 80ies !
* Samba Carioca (2010), chez Na?ve
** Lagrimas Mexicanas (2011); chez Na?ve
Festival des Inrocks - Sept questions � JD Beauvallet
Publié le 31/10/2011 | 11:36Par Laure NARLIAN ?
Jean-Daniel Beauvallet, responsable musique aux Inrockuptibles.
Photo Renaud Montfourny Le journaliste et programmateur en chef du festival des Inrockuptibles livre ses coups de coeur en filigraneQuel est le groupe qui lui a donné le plus de fil à retordre cette année ? Celui pour lequel il est prêt à parier qu'il va devenir majeur ? Celui qu'il craint de voir rater la marche ?
A la veille du festival des?Inrockuptibles?2011 qui se tient à Paris et en régions du 2 au?8 novembre, Jean-Daniel Beauvallet soulève un coin du voile.
-?Quel est ?groupe que tu as eu le plus de mal à avoir pour cette édition 2011 du festival ?
Jean-Daniel Beauvallet : Ceux pour lesquels il a fallu le plus d’explications, de séduction, c’est Wu Lyf. Je tenais à ce qu’ils jouent au festival de fa?on quasi obsessionnelle. Mais ils ont un dogme très strict: c’est eux qui choisissent les salles, et la tarification. Ils contr?lent beaucoup de choses et je dois dire que si j’étais un groupe je ferais sans doute de même.
En fait c’était assez excitant de devoir monter à Manchester pour les convaincre. Il y a eu plusieurs volte-face de leur part. En plus, chez eux c’est la démocratie participative à la Ségolène Royal : ils demandent l’avis de leurs fans. Ce qui les a finalement convaincus? Notre discours, nos états de service et notre engagement derrière eux depuis deux ans. Ils ont per?u qu’on avait compris leur philosophie. (Mercredi 2 novembre à La Cigale 21h55)
WU LYF "Dirt"- Le jeune groupe sur lequel tu es prêt à parier tes baskets qu'il va devenir majeur ?
Jean-Daniel Beauvallet: Il y a six mois je t’aurais dit Foster the People, mais ils cartonnent déjà. Du coup, je dirais Hanni El Khatib. Déjà le mec a une gueule pas possible. Ensuite son romantisme de bad boy, blouson, tatouages, cran d’arrêt, est taillé pour la France. Ca me rappelle Chris Isaak qui pendant un temps était énorme en France et toujours inconnu des anglo-saxons. De père palestinien et de mère philippine, il a adopté l’Amérique totalement, avec tous ses clichés. J’adore ce son craneur, crade, à l’os, avec le c?té playboy. (Jeudi 3 novembre à La Cigale, 20h00) Hanni El Khatib "Dead Wrong"
- Le groupe au sujet duquel tu as la meilleure anecdote à raconter ?
Jean-Daniel Beauvallet: la plus absurde, c'est celle là. Je termine une interview du groupe new yorkais Cults et la chanteuse, du genre sauvageonne, me retient par le bras alors que son comparse s’éclipse et me glisse "J’ai une question à te poser". Je me dis "ouhla !". "Voilà, est-ce que tu connais la recette de la truffade ?". Je n’ai jamais compris. Après quelques secondes de vide existentiel j’ai bafouillé que si elle jouait au festival, il y aurait de la truffade. Alors, oui, c’est s?r, il va y avoir truffade en backstages cette année. A moins qu’on l’emmène au Plomb du Cantal. (Cults, vendredi 4 novembre à La Cigale, 19h45 et Jeudi 3 novembre à Lille, Samedi 5 novembre à Nantes, Lundi 7 novembre à Toulouse) Cults "Abducted"
- Le groupe dont tu es le plus s?r qu'il va éblouir son monde sur scène ?
Jean-Daniel Beauvallet : Anna Calvi, parce qu’elle tient énormément à cette date à l’Olympia. Il faut savoir que c’est une fanatique d’Edith Piaf, elle-même très liée à l’histoire de l’Olympia. Ensuite, elle?a appris à jouer de la guitare avec le live mythique à l’Olympia de son autre héros, Jeff Buckley, où l’on sent la ferveur du public comme jamais. Anna Calvi, pour laquelle j’ai eu un vrai coup de foudre scénique, a joué l’an passé au festival, mais à la Boule Noire, devant un public restreint car personne ne la connaissait encore. On lui avait dit, 'l’an prochain tu joues à la Cigale'. Mais lorsqu’on lui a proposé la salle du boulevard des Capucines, elle a blêmi. Je crois qu’il peut se passer quelque chose de très fort ce soir-là. (Lundi 7 novembre à l’Olympia, 22h00) Anna Calvi "Desire"
- A l'inverse, le groupe pour lequel tu trembles le plus parce que tu as peur qu'il ne soit pas à la hauteur ou que le public ne l'apprécie pas à sa juste valeur ?
Jean-Daniel Beauvallet: Ce n’est pas un groupe connu, mais c’est une formation versatile, foutraque et indisciplinée. Je veux parler de La Femme. Ils sont ingérables, sur la brèche en permanence. Ils n’ont pas de manager et ils peuvent débrancher le téléphone pendant plusieurs jours parce qu’ils ont préféré aller prendre la vague en surf (deux membres du groupe sont de Biarritz). Ce qui me fascine, c’est leur c?té chien fou, excessif. C’est un groupe à la Happy Mondays, imprévisible. On ne sait?jamais à quoi s’attendre. Ca peut être sublime ou le chaos complet, mais?jamais moyen ni raisonnable. (Mercredi 2 novembre à La Cigale, 20h45) La Femme "Sur la Planche"
- Le groupe fran?ais de la programmation que tu préfères ?
Jean-Daniel Beauvallet : Fran?ois and the Atlas Mountains sont ceux qui m’ont le plus impressionné récemment. Ils ont pris cet été une ampleur inattendue en créant une world pop qui fonctionne. En général, ce genre de fusion est rarement réussie mais chez eux c’est fluide, naturel. Ils sont joyeux, dansants, un peu mélancoliques aussi. Fran?ois, leur leader, a longtemps vécu en Angleterre et il a bien retenu ce qu’était la pop anglaise, avec des influences beaucoup plus vastes. Ils a aussi pigé combien le live était important, qu’il fallait savoir se donner généreusement sur scène pour conquérir les foules. (Dimanche 6 novembre à la Boule Noire, 20h 30 et Jeudi 3 novembre à Lille, Samedi 5 novembre à Nantes, Lundi 7 novembre à Toulouse) Fran?ois & The Atlas Mountains?"Piscine"
- Le groupe que tu inviterais le plus volontiers à passer quelques jours chez toi ?
Jean-Daniel Beauvallet: Sans doute Florent Marchet. D’abord parce que c’est un incroyable raconteur d’histoires. Je me vois bien passer des soirées au coin du feu à écouter les tribulations de ses voisins du Berry, qui se transforment toujours en sagas rocambolesques. Et puis c’est très précieux : voilà un mec qui sait braconner. Quand j’ai été le voir dans le Cher, chez ses parents, il m’a emmené braconner les écrevisses. Il n’y a pas plus jouissif. (Mercredi 2 novembre au Casino de Paris, 20h50) Florent Marchet "Benjamin"
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